ALSACE & USA

Au delà de la statue de la liberté, la contribution de la Région Alsace aux États-Unis à été exceptionnelle. Sur la côte Est cette présence est matérialisée par deux  jumelage entre  Princeton et Colmar et entre Boston et Strasbourg

Nous vous défions de trouver une autre région de cette taille – deux millions d’habitants - qui ait apporté autant à l’histoire des Etats-Unis.  Deux millions de personnes au cœur de l’Europe, cela semble peu.  On peut aussi dire qu’il n’y a pas mieux que l’Alsace pour traduire l’expression américaine “small is beautiful”

Notre expérience de cinq changements de nationalité en 75 ans nous a conféré une vision particulière du monde. Chaque  changement de nationalité a été une source de souffrance, une nouvelle plaies qui prendra du temps à guérir … Cette expérience a aussi conféré une obsession aux Alsaciens, une véritable obsession de la convivialité et du partage, qui peut expliquer que parmi les 100 plus grands chefs des USA figurant au moins cinq Alsaciens : Jean Georges VONGERICHTEN, élu à plusieurs reprises meilleur chef des USA, Gabriel KREUTHER chef du restaurant du  MOMA, Jacques HAERINGER, meilleur Chef de la région de Washington, Hubert KELLER créateur du plus cher burger monde, André SOLTNER, ancien chef du prestigieux restaurant “Lutèce” , Jean Yves SCHILLINGER and Pierre SCHAEDELIN,  qui a été le Chef du restaurant Le Cirque avant de devenir le chef personnel de Martha Stewart. 

Tomy UNGERER, un des plus fameux Alsacien de New York, a traduit cette philosophie dans un de ses dessins, dans lequel il a représenté un Alsacien par une autruche ave sa tête dans le sable, avec le commentaire suivant “Mange bien, bois bien, dis rien”…

Rappelons nous que si deux millions d’habitants ne semble pas représenter beaucoup à l’échelle de la planète, cela représentait la population des USA  un certain 19 octobre 1781, et la bataille de Yorktown.

La première contribution alsacienne est une contribution démographique. Les Alsaciens émigrèrent par dizaines de milliers très tôt …A plusieurs reprises au XIXe siècle, les autorités françaises avaient interdit toute émigration par crainte de voir les campagnes alsaciennes se vider. Rien qu’en 1817, 10% des habitants des cantons de Wissembourg ont émigrés vers l’Amérique.


Yorktown 

La deuxième contribution importante de l’Alsace fut historique. Le  19 octobre 1781, 400 soldats du Régiment Royal de Strasbourg ont mené l’assaut final sur les défenses britannique à Yorktown, scellant ainsi l’indépendance des USA. Le  Général Washington a particulièrement salué le courage de ses soldat ¨allemand” du Régiment Royal de Strasbourg. Il faut entendre le terme allemand au sens de l’appartenance linguistique de ces soldats et non de la citoyenneté.

Au delà de l’histoire, il y eût aussi la géographie.


Matthias Ringmann

Au début du 16è siècle, Matthias Ringmann, cartographe, humaniste et poète né en Alsace en 1482 (1511), a nommé America sur la carte de son ami Martin Waldseemüller.


Les Amish et la langue Yiddish  

Au début de sa marche vers l’Ouest, l’Amérique avait besoin de fermiers pour cultiver la Pennsylvanie et l’Ohio. D’Alsace sont venus des milliers de Amish, qui sont aujourd’hui près de 400 000 sur le continent Américain. L’Amérique avait besoin de diversité, l’Alsace a offert à ce pays un des plus étonnants phénomènes linguistiques du dernier millénaire : la langue yiddish née dans la vallée du Rhin.


Le général Pershing et d’autres militaires

Les États-Unis avaient besoin d’un grand général qui devint une icone de la Première Guerre mondiale. L’Alsace a ainsi apporté le général Pershing dont la famille a quitté l’Alsace en 1749.  Il est étonnant de constater que les plus fameux missiles de la guerre froide  ont des racines alsaciennes. 

Les Alsaciens ont été de tous les chants de batailles américains, même à Little Big Horn.  Si vous allez à Little Big Horn au Montana, vous pourrez trouver sur la liste des 200 soldats morts aux côtés du général Custer, disponible au musée du champ de bataille, le nom de l’Alsacien Louis Haegy, dont on sait qu’il a été tué aux côté de Custer.

Au Vietnam, nous avons eu un héro Alsacien, en la personne du Colonel Larry Biediger, un pilote dialectophone de la Petite Alsace du Texas, qui a été abattu au dessus de Hanoi en 1967.  Il est mort en captivité au Vietnam, et ses restes n’ont été rendus à sa famille qu’en 1982.

Une des plus intéressantes anecdotes des contributions alsaciennes à l’histoire militaire américaine  est celle de l’officier de la marine américaine Edouard Izac.  Né en Iowa en 1891, Edouard Izac était le premier prisonnier de guerre de la marine américaine. En tant que principal officier survivant d’un bateau victime d’une attaque de sous-marin allemande, il a été fait prisonnier et a été emmené à bord du sous-marin allemand qui a coulé le USS Président Lincoln le 30 mai 1918.  Izac, dont les parents étaient originaires d’Alsace a été élevé en alsacien.  Grâce à sa langue maternelle il comprit tout ce qui se dit à bord du sous-marin et se garda bien de la faire savoir à ses gardiens. Cela lui permit de relever des informations de première importance sur la technologie très avancée de ces sous-marins. Il a très vite fui son camp de prisonnier au Sud de l’Allemagne et s’est réfugié en Suisse avant de retourner aux Etats-Unis. Il est devenu le premier membre de la marine américaine à recevoir la médaille d’honneur américaine pour héroïsme en tant que prisonnier de guerre. Plus tard, il devint député démocrate de l’État de Californie.  Izac est décédé en janvier 1990 à l’âge de 98 ans et a été enterré avec les plus grands honneurs au cimetière militaire national d’Arlington.

Dans le domaine de l’économie, il faut relever l’aventure exceptionnelle de FIRESTONE. Lorsque FORD a commence à développer la première industrie automobile du monde, il a eu la chance de trouver sur son chemin un FEUERSTEIN qui a changé son nom en Firestone dans l’OHIO. Harvey Firestone a ainsi créé la compagnie de pneus Firestone  en 1990 (Firestone Tire and Rubber Company).

Lorsque les États-Unis ont eu besoin de développer la production d’avion, ils ont eu la chance de voir arriver Wilhelm Boïng. Alors Boïng, bien que né en Allemagne a grandi dans le Sud de l’Alsace où il a créé une société de construction d’avions appelée «  Aviatik » en 1913.  Malheureusement est arrivée la guerre en 1914, et Wilhelm a fait faillite a Dornach. Il a émigré a Seattle où il a créé la BOIENG company.  Son premier avion a été construit avec des pièces fabriquées dans son usine de Mulhouse-Dornach.

Venons en au cinéma. Une des premières superproductions est le fruit du réalisateur William Wyler (né Weiler à Mulhouse),  qui a dirigé le premier Ben Hur.

Toujours dans le domaine du cinéma, l’Alsace a offert aux USA les « Marx Brothers » de Schiltigheim. Ils ont grandi dans le Upper East Side et ont probablement été des membres de L’Union Alsacienne créé en 1871.

L’Amérique avait besoin d’un parrain, nous avons offert à l’Amérique Marlon Brando, dont les grands-parents venaient de la région de Haguenau

Lorsqu’il s’est agit de la conquête spatiale et de l’assaut de la lune, il y eût Russell Schweickart qui a été le premier astronaute a pilote le module lunaire dans l’espace.  C’était au cours de la mission 9 du 3 au 13 mars 1969. Il a volé pendant 241 heures dans l’espace. Cet essai était indispensable avant de pouvoir envisager un atterrissage sur la Lune. Il est intéressant de noter que c’est après avoir été si près de toucher la lune que Russell Schweickart a demandé à son grand-père d’où il venait. Il a décidé de retrouver ses racines et s’est rendu à Lembach.      

Enfin, l’Amérique avait besoin de son premier président noir-américain, pardon je devrai dire noir-alsacien puisque les ancêtres de Barack Obama, ont originaires de BISCHWILLER… étrange coïncidence, le premier voyage officiel de Barack Obama en France était justement en Alsace, à Strasbourg,  dans le cadre d’un sommet de l’Otan.  Si l’on remonte six générations de la branche maternelle de Barack Obama on trouve Johannes Gutknecht, un Suisse qui s’est installé à Bischwiller en 1715 où il a épousé l’alsacienne Marie-Madeleine  Grünholtz.  Une fois en Amérique Christian a change son nom de famille en Goodnigh et a été fermier en Pennsylvanie. Selon les genealogistes américains 4.68 % des gènes d’Obama sont rhénans (Alsaciens et Badois) puisqu’un autre membre de son arbre généalogique est originaire de Heilbronn.

Notre philosophie est guidée par une sagesse d’Albert Schweitzer, qui a écrit : “ Quoi que vous ayez reçu de plus que les autres, vous devez en payer le prix”.

Nous n’oublions pas que 10 000 soldats américains ont perdu la vie sur le sol alsacien entre novembre 1944 et février 1945… Ce prix est énorme et nous tacherons de le payer en envoyant plus d’Alsaciens enrichir ce pays de leur compétence et créativité en espérant que nous produirons plus de Marlon Brando, de Marx Brothers,  de général Pershing et  d’Obama.

Au nom de la convivialité et de la qualité de vie, les Alsaciens de New York ont imagine un nouveau concept d’USA lors des 125 ans de la Statue de la Liberté, une nouvelle USA qu’ils ont nommé United States and Alsace.

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